Saturday, March 20, 2010

Díez chez le Blanc et le Noir.

Il pleuvait d'un chemin à Cibeles, d'un chemin au défilé de Carlos Díez. Un dernier jour, une dernière occasion. Il ne savait pas ce qui m'attendait mais bientôt j'ai commencé à le deviner.
Là tous étaient; des photographes, des stylistes, des journalistes, des amis. Tout de suite la musique a colorié la passerelle de gris, mais d'un gris avec couleur, non d'un gris comme celui du ciel qui nous couvrait il faisait quelques instants, parce qu'avant le blanc et le noir n'avaient jamais eu tant une couleur. Avant des visages, des corps couverts, n'avaient jamais eu tant d'expression, seulement Carlos Diez est capable d'obtenir cela, de nous faire oublier une cible et les noirs que nous voyons pour qu'ils apparaissent devant nos yeux comme s'ils étaient technicolor, il est seulement capable de mettre des oreilles aux passe-montagnes, de transformer dans communs mortels des hommes lunatiques en costumes en argent. Beaux et belles dans un coloris blanc et noir, bien qu'ils ne fussent pas vus. Comme toujours, Carlos, sous la pluie de Madrid, Dix.
Un texte : Daniel Muñoz.
Une photo : UGOCAMERA/IFEMA Watch The Secret Life of The American Teenager S02E23 I Got You, Babe free

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